Gen Z, bientôt la Gen Alpha : la culture d’entreprise serait-elle la future clef du management ?

Depuis la révolution industrielle, un héritage conséquent de connaissances et de savoir-faire s’est transmis à travers les générations. Les pratiques ont évolué, les outils, les besoins, les produits… 

Seul le vecteur est resté inchangé : l’Être humain.

Au jour d’aujourd’hui, la mémoire est sauvegardée sur le cloud, l’ambition est exprimée par une intelligence artificielle. Les nouvelles générations se fient plutôt à la machine pour obtenir l’information et pour apprendre la façon de faire. Rôles joués auparavant par les parents et par les patrons.
 

Le processus civilisationnel risque 
de se faire diriger par la machine.
 

La situation reste rattrapable grâce aux valeurs des entreprises, du moins en ce qui concerne l’industrie.

En effet, le besoin d’apprentissage technico-technique n’est plus vital pour l’employé vis à vis de l’entreprise. Non seulement pour cause d’accès direct à l’information par voie digitale, mais aussi grâce aux professionnels de la formation : qui livrent désormais la connaissance clé en main ; outre process de maturation au sein de l’atelier ou de la salle de réunion.

Toutefois, le besoin de sens passe au sommet des préoccupations. Nos jeunes connaissent tout, sont convaincus qu’ils savent tout faire, mais cherchent perpétuellement une bonne cause pour se bouger les coudes, et surtout, une histoire à partager avant même de la vivre, une vraie.
 

La quête de sens trouve son milieu favorable dans l’entreprise, 
si l’on dispose d’une culture établie.
 

Selon la définition de l’UNESCO, une culture est un ensemble d’aspects intellectuels, partagés par un groupe de gens. Le groupe transmets les aspects entre individus, et entre générations, pour perpétuer la culture.

Les valeurs de l’entreprise sont les notions morales et intellectuelles, adoptées par ses collaborateurs dans leurs démarches diverses. 

En adhérant aux valeurs de l’entreprise, chacun des collaborateurs se trouve confiant de faire partie d’un groupe de personnes, qui évoluent ensemble dans une direction convenue, lui permettant ainsi de travailler en autonomie selon des règles et des approches fixées au préalable.

Selon le modèle SCARF, élaboré en 2008 par le neuroscientifique américain Dr. David Rock, cette situation permet à l’individu, d’une façon cognitive, d’établir un sens à ses pratiques et à son quotidien, spécialement quand il arrive à se donner un statut au sein du groupe.

Pour nos collaborateurs de la Gen Z, agés de 20 jusqu’à 70 ans, les consignes sont obsolètes comme moyen de management. La culture est une voie inéluctable pour continuer à engager nos équipes.

 

Ameur CHERIF

Consultant Fondateur 

CHERIF SSG