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- « Il y a beaucoup de travail à faire par rapport à la communication sur les métiers ! » - Sandrine Drucot
« Il y a beaucoup de travail à faire par rapport à la communication sur les métiers ! » - Sandrine Drucot
Sandrine Ducrot est responsable RH chez Van Leeuwen Tubes. Elle fait partie de la délégation des ambassadrices du projet européen « Empowering M-Women in Industrie » qui participera à GI 2026, et pose une vision RH des femmes dans l’industrie.
Pour commencer, pouvez-vous nous expliquer ce qui vous a amenée à intégrer le secteur de l'industrie ?
Pour moi, c’est un pur hasard parce que je suis dans les ressources humaines, donc je peux travailler dans n'importe quel domaine. Je n'ai pas spécifiquement d'attache pour l'industrie.
Comment définiriez-vous votre rôle dans la performance globale de votre entreprise ?
Le rôle de responsable RH dans la performance de l'entreprise est un rôle de business partner pour la direction. Il s'agit d'apporter des ressources et de faire en sorte de traiter les besoins et ce qui ne va pas avec les salariés au quotidien.
Selon vous, la présence des femmes dans les campagnes de communication sur l'industrie reflète-t-elle la réalité du terrain ou davantage une volonté d'image ?
Je pense que ça représente davantage une volonté d'image, mais une volonté positive. Ce n'est pas juste pour l'affiche, pour montrer que c'est bien. Je pense que c'est une volonté d'image justement pour attirer d'autres femmes et essayer de promouvoir l'industrie auprès des femmes de manière générale.
Quel impact la communication peut-elle avoir sur l'attractivité des métiers industriels auprès des jeunes femmes ?
Ce que j'ai appris avec ce programme [Empowering M-Women in Industrie], c'est qu'il y a beaucoup de travail à faire par rapport à la communication sur les métiers de l'industrie auprès des jeunes femmes. Plus tôt c'est fait, mieux c'est ! Avoir le plus de communication possible ne peut qu'améliorer les choses, donc c'est forcément positif.
Pensez-vous que, dès l'école, les filles sont encore dissuadées de s'orienter vers les sciences et les filières industrielles ?
Oui, je pense que cela commence dès l'école et est aussi influencé par l'environnement familial.
Quel rôle les entreprises industrielles peuvent-elles jouer pour agir en amont, dès l'orientation scolaire ?
Nous pouvons participer à des programmes de mentorat. Grâce à ce programme, j'ai vu que nous, professionnels des RH ou de l'industrie, pouvions promouvoir nos métiers au sein des écoles. J'ai constaté qu'il existait des associations, notamment à Meyzieu où je travaille, qui parlent des métiers dès l'école primaire. Je pense donc qu'il y a vraiment des moyens de le faire, et il pourrait y en avoir encore plus. Il est tout à fait possible d'agir dès la primaire.
Comment les ressources humaines peuvent-elles contribuer concrètement à une meilleure mixité dans les métiers techniques et industriels ?
Dans mon groupe, par exemple, la volonté est d'essayer de faire monter en second entretien, lors d'un processus de recrutement, une femme et un homme à compétences égales. Bien entendu, cela doit se faire de manière équitable. Il ne s'agit pas de basculer dans l'excès inverse et de vouloir être trop "féministe", ni de promouvoir une femme à tout prix parce qu'il nous en faut une. L'idée est, à compétences égales, d'essayer d'avoir un homme et une femme dans la sélection finale.