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La prospérité de demain se jouera dans nos usines
Réindustrialiser n’est pas un retour en arrière. C’est l’un des leviers les plus puissants pour recréer de la valeur, des emplois qualifiés et de la souveraineté économique en France et en Europe.
La prospérité de demain se jouera dans nos usines
Et si la prospérité de demain ne se jouait pas seulement dans les services, les plateformes ou les marchés financiers, mais aussi et surtout dans nos usines, nos ateliers, nos bureaux d’études et nos chaînes de production ?
Pendant un temps, l’industrie a parfois été regardée comme un secteur du passé. Un héritage productif que l’économie moderne aurait progressivement remplacé. Les faits racontent pourtant une autre histoire.
Sans industrie forte, il n’y a ni innovation durable, d’emplois qualifiés à grande échelle, de capacité collective à financer notre modèle social. L’industrie est le socle d’une souveraineté économique solide.
C’est l’une des convictions portées par le Manifeste pour l’Industrie lancé par Global Industrie et SEPEM industries : l’industrie est le moteur indispensable de notre prospérité économique et sociale. La tribune-manifeste à ce sujet, cosignée par Nicolas Dufourcq, Sébastien Gillet et Julie Voyer ; accompagnés des Speakers de la Grande Scène de #GI26, rappelle que la part de l’industrie manufacturière dans le PIB français est passée de 19 % à 9,6 % en cinquante ans, avec une perte de 2,5 millions d’emplois directs. Mais elle souligne aussi que l’industrie représente 78 % des dépenses de R&D et 96,5 % des exportations.
Autrement dit : la réindustrialisation n’est pas une nostalgie. C’est une stratégie de prospérité.
Produire, c’est créer de la valeur durable
La prospérité économique ne se décrète pas. Elle se produit.
Chaque site industriel qui s’implante, se modernise ou se développe génère bien plus qu’une activité de production. Il mobilise des fournisseurs, des transporteurs, des centres de formation, des bureaux d’études, des services de maintenance, des acteurs de l’énergie, du numérique, de la recherche et des collectivités.
C’est ce qui fait de l’industrie un secteur à fort effet d’entraînement.
Notre Cahier des tendances Industrie 2026, réalisé par Global Industrie, SEPEM Industries et Compagnum, le montre clairement : entre 2018 et 2024, l’emploi industriel est passé de 2,6 à 2,8 millions d’ETP (Équivalent temps plein). Le Cahier souligne également que l’effet démultiplicateur de l’industrie sur les emplois locaux atteint 1,34.
Un emploi industriel ne reste donc jamais seul. Il entraîne autour de lui des compétences, des services, des investissements et de nouveaux besoins. C’est précisément cette capacité d’entraînement qui fait de l’industrie un moteur de prospérité économique et sociale.

Les filières d’avenir créent déjà les compétences de demain
La réindustrialisation ne concerne pas seulement les filières historiques. Elle se joue aussi dans les grands marchés d’avenir : batteries, transition énergétique, santé, aéronautique décarbonée, métaux critiques, robotique, intelligence artificielle industrielle ou économie circulaire.
L’exemple des batteries est particulièrement révélateur.
La tribune-manifeste rappelle que les quatre gigafactories de batteries des Hauts-de-France doivent créer entre 20 000 et 25 000 emplois. Mais l’enjeu ne se limite pas à la création d’usines. Il consiste aussi à former les compétences qui permettront à cette filière de durer.
Le Cahier des tendances Industrie 2026 illustre ce fait avec l’École de la batterie dans les Hauts-de-France. Cette école en réseau est coordonnée par 15 acteurs (entreprises de l’écosystème batterie, pôles de compétitivité, clusters, laboratoires et organismes de formation) et a été cofondée par l’un des cofondateurs de Verkor. Il s’agit d’un cas d’école de gouvernance efficace autour d’un projet structurant sur l’un des métiers d’avenir du territoire.
Et c’est là que se joue une partie essentielle de notre prospérité : dans notre capacité à transformer des projets industriels en y incluant des filières complètes avec des emplois, des formations, des savoir-faire et des territoires mobilisés.
La transition énergétique est aussi un moteur industriel
La transition énergétique est souvent présentée comme une contrainte. Pour l’industrie, elle est aussi une opportunité majeure de croissance.
Décarboner, électrifier, produire des énergies renouvelables, développer le nucléaire, réduire les consommations, recycler les matériaux : tous ces défis nécessitent des usines, des ingénieurs, des techniciens, des opérateurs, des investissements et des territoires prêts à accueillir ces projets.
Le Cahier des tendances Industrie 2026 rappelle que la transition énergétique représente déjà 421 230 emplois, soit 24 % de plus en deux ans. Il met également en avant plusieurs projets industriels structurants, comme HoloSolis dans le photovoltaïque, Jimmy Energy dans la chaleur industrielle décarbonée ou SLB à Béziers, avec un nouvel atelier de 70 millions d’euros pour se diversifier vers l’éolien flottant.
La transition énergétique n’est donc pas seulement un impératif environnemental. C’est aussi un marché, une filière, un gisement d’emplois qualifiés et un facteur de compétitivité.
Une économie forte a besoin d’une industrie forte
Une économie qui ne produit plus suffisamment devient dépendante. Une économie qui investit dans son industrie reprend la main sur sa valeur, ses compétences, ses technologies et son avenir.
Mais cette réindustrialisation ne se fera pas uniquement dans les textes, les plans ou les annonces. Elle se jouera aussi dans la capacité de chacun à prendre position, à faire entendre la voix de l’industrie et à porter une conviction simple : notre prospérité future dépendra de notre capacité à produire, innover et construire ensemble une industrie forte.
Réindustrialiser, ce n’est donc pas seulement recréer des usines.
C’est réduire nos dépendances.
C’est renforcer notre souveraineté.
C’est contribuer à la transition environnementale.
C’est recréer de la cohésion sociale et territoriale.
C’est redonner aux jeunes générations la possibilité de choisir le modèle productif, économique et social dans lequel elles souhaitent vivre.
C’est tout le sens du Manifeste porté par Global Industrie : rassembler celles et ceux qui refusent de considérer le recul industriel comme une fatalité, et qui veulent faire de l’industrie l’une des clés de notre avenir collectif.
À votre tour, vous pouvez vous engager dans cette dynamique.
Si vous croyez que l’industrie est le moteur indispensable de notre prospérité économique et sociale, signez le manifeste et portez, vous aussi, la voix de l’industrie.